Grèce part 2

Du 16 décembre au 8 janvier

Chapitre 4 : Athènes !

Dans le dernier article, je vous ai quitté dans un train, entre Larissa et Athènes. il est 3h du matin, et même si nous sommes à bord d’un train de nuit, celui-ci n’est pas pourvu de couchette. Fatiguées nous demandons au contrôleur la permission de nous allonger sur les tatamis dans le wagon des jeux pour enfant. Permission accordée, mais nous dormons peu cette nuit-là. Arrivées à Athènes à 6h30, nous patientons dans un café, en attendant notre future hôte, Valérian, un ami d’Anaïs. Il nous accueille dans son appartement pour les trois prochaines semaines.

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Mais ce weekend-là, nous ne sommes pas les seules à squatter l’appartement de Valerian. Le hasard et la générosité de notre hôte a permis une joyeuse rencontre entre 9 voyageurs français. Valérian, notre hôte, en erasmus à Athènes depuis le moins de septembre. Nathan, parti à pied de France en septembre. Cécile et Louise, elles aussi parties en septembre, en bus pour visiter les Balkans. Sam et Adelin qui profitent de leurs vacances pour rendre visite à Valérian. Et Xavier, de passage à Athènes. Quel plaisir de retrouver des français, de parler français, de plaisanter en français.

A travers le regard de Valérian nous découvrons Athènes, et les lieux qu’il lui importe. Balade en ville, coucher de soleil sur la colline, marché le dimanche, soirée tardive. Dans mes souvenirs, on a peu dormi, mais beaucoup ri.

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Le lundi, nous éprouvons une nouvelle fois la difficulté des au-revoirs. Un, par un nos nouveaux amis mettent les voiles dans différentes directions. Nous restons seules, nous et notre « solophobie », dans un immense appartement au centre d’Athènes.

Très vite de nouveau occupées, par notre projet vidéo, nous visitons de nouveaux quartiers de la ville, passons parfois par City Plaza, filer un coup de main en cuisine. Et ainsi remplissons nos semaines de nouvelles rencontres. City Plaza, est un ancien hôtel récupéré par des militants politiques grecs, puis transformé en un lieu autogéré, accueillant plus de 300 migrants. Mais je vous en parlerais plus en détails, dans mon prochain article, car au mois de février, Anaïs et moi souhaitons y retourner pendant 1 mois, faire du volontariat.

Anaïs ne pouvant pas être à Athènes pour le jour de Noël, j’ai retrouvé Jamie (le cyclotouriste écossais), ainsi que ses amis. Un autre Jamie, anglais, voyageant également à vélo, mais travaillant pour quelques mois en Grèce, le temps de renflouer ses caisses, avant de poursuivre son voyage en direction de Singapour. Et j’ai rencontré Claude, un français, photographe de passage à Athènes pour les fêtes.

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Etrange Noël entouré d’étranger. Mes proches m’ont manqué. Mais mes souvenirs d’enfance, la magie de Noël, et skype ont comblé la distance.

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J’ai célébrée la nouvelle année, entourée d’Anaïs, Nathan, Claude et Jennifer (une amie d’Annecy, ancienne collègue, et ancienne coloc) venue spécialement de France pour me rendre visite. Une semaine hors du temps, entre le décalage horaire des soirées, nos parties de cache-cache avec le proprio de Valérian, lors de ses visites impromptues, et l’impression de retourner un peu en France par la présence de Jen.

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Une journée à la mer, une brise iodée pour s’oxygéner, nous échangeons le klaxonne des voitures par le bruit des vagues se fracassant contre les rochers ! Et la première baignade de la nouvelle année, dans la mer Egée !

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Une semaine de folie se termine, et il faut de nouveau dire au revoir. D’abord à Jen, qui repart en France. Et puis à Valérian, de retour dans son appartement. Les rôles s’échangent, lui reste, nous partons. A l’appel de la route, les vélos s’animent. 2 roues, 4 roues, 6 roues, partagent un bout de chemin. A Athènes, Nathan a troqué sa charrette contre un vélo, et en route pour la Crète, il nous accompagne jusqu’à Kiato.

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Du 8 janvier au 12 janvier

Chapitre 5 : on the road again !

Les températures hivernales, entre 0°C et 5°C, le vent, et nos pieds gelés, nous font frapper la porte de plusieurs maisons, à une cinquantaine de kms d’Athènes, pour demander l’hospitalité. Jusqu’à rencontrer Maria, qui vit avec son fils et ses 20 chats.

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Pédaler sous la neige, est magique. J’oublie le froid, et je retrouve des émotions d’enfants à la tombée des premières neiges. Je ne peux alors, empêcher ma bouche de s’ouvrir, en essayant d’attraper les flocons. Mais je n’ai pas de photo, pour immortaliser ce moment, car je ne voulais pas retirer mes gants !

Sur la route, malgré l’hiver, nous ne sommes pas seules à voyager. Nous pédalons quelques kilomètres avec un couple de français, partis il y a deux ans, et maintenant sur le chemin du retour.

 

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Vous pouvez lire leurs aventures sur leur blog : http://karoutcho.fr/

Nous traversons le canal de Corinthe. 6 343 m de longueur, 24,60 m de largeur, 8 m de profondeur, et 52 m de hauteur. L’unique passage pour bateaux entre la mer Ionienne, et la mer Egée. Une construction humaine qui transforme la géographie de la Grèce, puisque depuis 1893 (fin des travaux) le Péloponnèse peut être considéré comme une île.

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Quelques photos des paysages enneigés du bord de mer. Sommes-nous toujours en Grèce ?

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Après 3 jours de voyage nous arrivons à Kiato. Petite ville de bord de mer, dans le Péloponnèse, au Sud-Est d’Athènes. Ici, nous avons rendez-vous avec Mike et Zeta, nos futures hôtes. Ils vivent à Bozika, un petit village dans les montagnes, à 1h de Kiato, et sont coincés par la neige, notre rendez-vous est reporté.

En attendant la fonte des neiges, nous cherchons refuge, auprès des habitants de la ville de Kiato. Une vraie mission « nue et culottée ». Nous essayons d’abord le port, avec le souhait de dormir dans un bateau amarré. Mais malgré l’assistance de la capitainerie, aucun bateau ne nous ouvre sa calle. Pendant une heure nous restons assis devant l’Eglise Orthodoxe, priant pour que la générosité d’un prêtre, nous ouvre les portes de ce sanctuaire. Mais manque de bol la messe est le lendemain. Au bar, on nous conseille d’aller nous réfugier dans le cybercafé de la ville, ouvert toute la nuit. Désespérés, mais friands de nouvelles expériences, nous allons toquer à la porte des pompiers, puis des policiers. Ces derniers contactent le maire de la ville, qui nous ouvre une salle des fêtes. L’endroit accueille tous les matins des personnes âgées, vivants seules. Et ensemble ils partagent un moment de convivialité. Petite cuisine, grand salon, toilettes, et abris pour nos vélos, l’appartement satisfait nos conditions ! Nous avons pour seule consigne d’être réveillés avant 8h, pour accueillir nos nouveaux amis. Pour nous occuper piano, ukulélé, chant, danse, ou parfois simplement regarder la pluie tomber.

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Deux jours plus tard, au premier rayon de soleil, Nathan reprend la route, direction la Crète où nous espérons le retrouver !

Pour suivre ses aventures voici son blog : https://lhumeurmigratin.shost.ca/

Le même jour, à midi, un 4×4 débarque sur le port, et nous faisons la connaissance de Mike et Zeta. Comment avons nous pris contact avec eux ? Via le site « helpx », un réseau pour faire du woofing partout dans le monde. Qu’est-ce que le woofing ? Un échange, travailler gratuitement pour la famille qui nous accueille, en échange d’une chambre, d’une salle de bain, et de trois repas par jour. Une nouvelle aventure commence !

Du 12 janvier au 3 février

Chapitre 6 : Quelques semaines dans une ferme dans le Péloponnèse ! Un isolement introspectif !

Arrivée à Bozika, nous découvrons un endroit charmant, une petite taverne isolée, perchée sur une montagne. Mike est un artiste, leur maison son œuvre d’art. Bibelots de tout genre, et tous matériaux sont exposées dans chaque recoin, murs, étagères, à l’intérieur comme à l’extérieur. Un joyeux bordel, qui m’émerveille.

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Rapidement nous prenons nos marques, couper et ranger le bois devient notre quotidien. Cette année, l’hiver est particulièrement froid. Et ici, le chauffage central, l’eau, la cheminée, et le four consomment du bois. Alors on coupe, on porte, on range, et le lendemain, il faut déjà recommencer !

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Mais nous avons aussi d’autres missions, aller nourrir les animaux de la ferme, faire du ménage, repeindre des portes, porter des trucs, ranger des trucs…

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Et il y a la cuisine ! Mon endroit favori. Zeta tient une auberge, et excellente cuisinière elle nous donne des cours de cuisine. Avec elle nous apprenons la cuisine grecque, et rapidement tzatziki, moussaka, spinach pie, melomacaroni, garlic sauce, et salade grecque n’ont plus de secret !

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J’apprends aussi à vider un poulet, à garnir une tête de bœuf, et à vider des sardines, ce qui à mon grand étonnement ne me rebute pas.

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Pendant notre temps libre, nous allons nous balader dans les alentours, mais le mauvais temps nous contraint souvent à rester au chaud, à lire près de la cheminée. Cet isolement, après l’agitation de la vie à Athènes, nous permet de nous ressourcer, de penser, méditer, philosopher.

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Dans notre « contrat », Mike et Zeta nous ont accordé une journée de congé par semaine. Un jour de beau temps, nous décidons de tenter une nouvelle expérience. Voyager en autostop. A 50km de la ferme, il y a un site touristique, un lac et un monastère à visiter, perdu dans les montagnes. Le matin nous marchons 1h30 avant qu’une des cinq voitures à passer devant nous ne s’arrête. Puis tout s’enchaine, nous atteignons notre but vers 14h dans la quatrième voiture à nous prendre en autostop. Cette famille, en sortie touristique, nous propose de passer le reste de la journée avec eux. Ensemble nous admirons le lac, visitons le monastère et déjeunons dans un restaurant. Puis ils nous raccompagnent sur un bout de route, jusqu’à un croisement. Et pour finir nous parcourons les 20 derniers kms grâce à deux autres voitures, et rentrons à Bozika, après la tombée de la nuit.

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Une expédition, la veille de notre départ. Le plaisir d’une nouvelle expérience réussite. Et après notre retraite, de nouveau le mouvement du voyage.

Du 3 février au 7 février

Chapitre 7 : On the way back to Athens !

Le 3 février nous reprenons la route. Nous quittons Bozika, et la chaleureuse famille qui nous a accueilli. Ce jour-là, première crevaison pour Anaïs, mais nous avons de la chance un rayon de soleil nous accompagne le temps des réparations.

Notre première nuit en tente de l’année 2017. Perdues dans la nature de la campagne Péloponnèse. Même pas froid.

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Le lendemain, un peu de tourisme, nous visitons l’Archea Korinthos, dans le vieux  Corinthe.

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Nous repassons le Canal de Corinthe.

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Le soir, à Agioi Theodori, alors que nous envisageons la possibilité de passer la nuit dans un parc public, une dame nous propose de nous ouvrir une chambre. L’appartement de vacances de sa fille. La générosité spontanée des gens m’étonne toujours.

Le lendemain nous poursuivons nos visites touristiques, en entrant dans un monastère, sur l’Ile de Salamina. L’endroit est magnifique, et nous plait tellement que nous demandons aux nonnes si nous pouvons planter notre tente dans leur jardin. Après les premières minutes, où la peur de l’étranger, les fait hésiter, elles nous ouvrent la chambre des invités, un bâtiment à l’extérieur du monastère. Elles nous invitent à nous restaurer, dans leur cour, et nous apportent un repas complet ! En fin de soirée nous assistons au coucher de soleil sur la petite colline derrière le monastère, puis à la messe du soir. Une cérémonie orthodoxe en grecque.

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Le lendemain nous arrivons à Athènes par le port de Pireaus, et traversons Athènes sur 30kms, du Sud au Nord, pour aller dormir chez Vass, à Kifissa, une amie d’amie d’Anaïs. Athènes à la réputation d’être une ville dangereuse pour les piétons et cyclistes, mais nous avons survécu à la traversée, sans même un coup de klaxon !

Le mardi 7 février, nous arrivons à City Plaza, au cœur d’Athènes. Nous avons prévu de rester là jusqu’au 14 mars, et avons déjà acheté nos billets de bateau, pour la Crète, notre prochaine destination.

Mais en attendant, une nouvelle aventure humaine commence.

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See you soon !

 

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